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La jauge

JAUGES MINI - EDITION 2016

Les parties soulignées des textes officiels indiquent les modifications apportées par rapport à l'édition précédente.
La Jauge Mini accompagnée de son complément Jauge Série, contient ce qui est strictement de la jauge, en général, ce qui est contrôlé pendant les sessions de jauge.
Une section appelée Règlement Epreuves contient les règles relatives aux équipements embarqués et à la gestion du bateau en course.
Le Règlement Mini spécifie les critères administratifs et sportifs d'admissibilité aux courses du calendrier Mini ainsi que leur organisation générale.

J A U G E  M I N I
ÉDITION 2016

APPLICATION DE LA JAUGE

La Jauge Mini est applicable à partir du 1er janvier de l'année à tous les voiliers "Mini". Le Conseil d'Administration de la Classe Mini est seul habilité à modifier et interpréter la Jauge Mini. Le mesureur de Classe est responsable de son application et peut exiger une démonstration le cas échéant.
Le texte en Français fait foi.
Les règles en cours de l'ISAF (ERS et OSR catégories 1 à 5) s'appliquent. Ces règlements sont modifiés comme suit :
- 3.02.1: "puits de dérive (et de quille)" ne s'appliquent pas, remplacés par l'obligation d'avoir une bâche résistante parfaitement étanche en tout point,
- 3.03 : remplacé par l'article R-2,
- 3.08.1 : remplacé par l'article J-12-f du Guide Mini,
- 3.08.3 : "descente" ne s'applique pas, remplacé par l'application, au minimum, de la norme ISO 11812, article 8.2.2, tableau 5, catégorie de conception B, "surbau semi-fixe", articles 3.24 et 8.2.4., la porte de descente étant considérée comme la "partie mobile". Pour application, voir article J-12,
- 4.01.2 : "lettres et numéro de voiles" modifié, voir article J-23 du Guide Mini,
- 4.26.2.a : ne s'applique pas,
- 3.14.1.e : ne s'applique pas au balcon avant et au premier chandelier en partant de l'avant si nécessaire pour que les espars repliés entrent dans la limite de largeur de coque définie en J-3,
- Annexe K : ne s'applique pas.

La Jauge Mini est destinée à encourager la course au large sur de petits voiliers monocoques menés en solitaire ou en double et à coûts modérés.
Elle doit favoriser l'étude et le développement de leur sécurité et de leurs performances en haute mer.

CADRE - COQUE - ARCHITECTURE

J-1 COQUE
Un Mini est un monocoque, un bateau avec un seul plan de flottaison, quelle que soit la gîte comprise entre 0° et 95° et dans lequel la profondeur de la coque dans toutes ses sections ne doit pas décroître en direction de l'axe de symétrie.

J-2 LONGUEUR
J-2-a La longueur de coque ne doit pas dépasser 6,50 mètres.
J-2-b Cette mesure ne comprend pas
- les safrans, leurs éventuels plans porteurs et leurs ferrures,
- les ferrures de sous-barbe,
- Le matériel de production d'énergie électrique,
- les balcons,
- les régulateurs d'allure,
- la trappe de survie.
J-2-c Aucun élément greffé à la coque ne doit permettre d'augmenter sa longueur.

J-3 LARGEUR
Le bateau maintenu à une gîte nulle, sa largeur ne doit pas dépasser 3 mètres.

J-4 TIRANT D'EAU
Le tirant d'eau ne doit pas dépasser 2 mètres quelle que soit la gîte comprise entre 0 et 95°.

J-5 TIRANT D'AIR
Le tirant d'air ne doit pas dépasser 12 mètres. Le point de tirant d'air maximum du bateau est défini par la sortie de la drisse la plus haute.
Clause d’antériorité : pour les bateaux construits avant le 1er janvier 2008 : J-4 et J-5 ne s'appliquent pas. La somme du tirant d'air et du tirant d'eau ne doit pas dépasser 14 mètres.
 
J-6 FRANC BORD
Franc bord moyen au livet : 0,75 mètre minimum sauf pour les bateaux construit avant le 1er Janvier 1995.

J-7 ROUF
Le volume total des roufs exprimé en mètre cube doit être supérieur ou égal à la largeur maximale au livet exprimée en mètres divisée par 6.
Les bateaux construits avant le 1er janvier 1995 doivent seulement disposer d’un roof sans limite de volume minimum.

J-8 BOUGE DE PONT
Le bouge de pont doit être supérieur ou égal à 5 % de la largeur au livet de la section considérée, voir figure 2.
Les bateaux construits avant le 1er janvier 1995 n’ont pas de limite de bouge de pont.
 
J-9 PASSAVANT
Les bateaux doivent être munis de passavant d’une largeur minimale de 30cm, mesure prise entre le plan défini par les filières et le rouf.

J-10 CLOISON D'ABORDAGE
Une cloison d'abordage étanche, doit être installée en arrière de la perpendiculaire à l'étrave et placée à une distance comprise entre 5 % et 15 % de la longueur à la flottaison.
Une trappe d’accès doit pouvoir permettre l’inspection du compartiment par une personne, la trappe doit être étanche et fixée de manière solide sur la cloison.

J-11 CONSTRUCTION
J-11-a Les bateaux doivent être construits de façon à être capables d'affronter la haute mer.
J-11-b Le fond de cockpit doit être au minimum à 15 cm au-dessus du plan de flottaison.
J-11-c La boulonnerie traversant le pont doit être arasée et protégée.
J-11-d Les bateaux doivent être équipés d'un ou plusieurs cale-pieds d'une hauteur minimum de 30 mm démarrant immédiatement en arrière du pied arrière du balcon avant et finissant au niveau de l'arrière du rouf ou de sa casquette le cas échéant.
J-11-e Les bateaux doivent présenter à l'intérieur une surface plane à taille humaine pour allonger une personne.

J-12 OUVERTURES DANS LA COQUE ET SUR LE PONT
J-12-a Une pinoche adaptée doit être fixée à proximité de chaque ouverture dans la coque. Les bouchons de tête de loch et de sondeur doivent être fixés à proximité de leur passe-coque.
J-12-b Chaque puits d'appendice ouvrant sur l'intérieur doit être rendu étanche.
J-12-c Les panneaux de descente et de pont doivent être étanches.
J-12-d Ils doivent être fixés au voilier par des charnières (fixes ou sur glissière) non démontables sans outil.
J-12-e Les panneaux de descente doivent être pourvus d'un système de fermeture avec une commande intérieure et extérieure, agissant sur le même système de verrouillage.
J-12-f Les hublots ou panneaux ouvrants d'une surface supérieure à 0,071 m² doivent s'ouvrir de façon à ce que leur partie mobile se déplace vers l'extérieur.
J-12-g Les descentes doivent être munies d'un surbau fixe de 125 mm au minimum.
J-12-h Si les manœuvres sont renvoyées à l'extérieur, les entrées d'eau au niveau du passage des bouts doivent être limitées au maximum.

J-13 TRAPPE DE SURVIE
J-13-a Une trappe de survie doit être installée dans le tableau arrière sauf pour les bateaux ayant été construits avant le 1er Janvier 1995.
J-13-b Elle doit permettre le passage du concurrent, du radeau de sauvetage ainsi que du conteneur de survie.
J-13-c Aucun élément fixé ne doit en empêcher l'accès depuis l'intérieur et l’extérieur.
J-13-d Elle doit se situer au-dessus de la flottaison quelle que soit la gîte du bateau.
J-13-e Elle doit être pourvue d'un système de fermeture avec une commande intérieure et extérieure agissant sur le même système de verrouillage et d'une poignée extérieure.
J-13-f L'étanchéité de cette trappe ne doit pas être obtenue par un système qui ralentirait ou diminuerait sa facilité d'ouverture.
J-13-g Le panneau de la trappe de survie doit être solidaire du bateau et fixé par des charnières.

J-14 MATERIAUX
J-14-a Les matériaux plus denses que le plomb sont interdits.
J-14-b Le titane est interdit.

J-15 BALCONS ET CHANDELIERS
J-15-a Les bateaux doivent comporter au minimum deux chandeliers par côté, un balcon avant et un ou deux balcons arrières. Les filières, y compris les filières arrières, doivent être soutenues de façon permanente à des intervalles n'excédant pas 2,20 m.
J-15-b Les balcons avant et arrière ainsi que les chandeliers doivent être boulonnés ou stratifiés à travers le pont.
J-15-c Chaque balcon doit comporter au minimum trois pieds de fixation.
J-15-d Les balcons ne doivent pas présenter d'ouverture permettant le passage d'une sphère de 360 mm de diamètre.
J-15-e Au moins quatre chandeliers dont les deux premiers de chaque bord en partant de l'avant doivent être munis d'une jambe de force orientée vers l'intérieur.
J-15-f Matériaux autorisés pour les balcons et chandeliers : Inox et aluminium.

J-16 FILIERES
J-16-a Les bateaux doivent être équipés de deux jeux de filières faisant le tour du bateau.
J-16-b Les filières doivent être en câbles inox de diamètre de 4mm minimum ou tresse en polyéthylène haut module (Dyneema, Spectra...) de diamètre de 5mm minimum. Elles doivent, comme leurs points de fixation, résister à une traction de 1 100kg. 
J-16-c Les gainages de protection des filières métalliques doivent permettre un contrôle visuel de l'état d'usure de l'ensemble de la filière.
J-16-d La hauteur entre la filière supérieure et le pont doit être comprise entre 45 et 60 cm. L'ouverture verticale de la (des) filière(s) intermédiaire(s) ne doit pas excéder 38 cm.
J-16-e La filière inférieure doit être située à mi-hauteur, entre le pont et la filière supérieure. La filière arrière basse ne doit pas être à moins de 23 cm au-dessus du pont de manœuvre.
J-16-f Les filières doivent obligatoirement passer au travers ou être solidaires des chandeliers et s'arrêter sur les balcons en respectant les hauteurs définies précédemment.
J-16-g Les sangles ne dispensent pas des filières.

J-17 LIGNES DE VIE
J-17-a Les bateaux doivent être équipés de lignes de vie textile de chaque côté du bateau. Celles-ci doivent permettre d'accrocher aisément son harnais sans quitter le poste de barre.
J-17-b Les lignes de vie et leurs fixations doivent pouvoir résister à une traction de 1 100 kg en chacun de leur point.
J-17-c Elles sont reliées à des points fixes traversant le pont.
J-17-d Les bateaux doivent être équipés d'un point de fixation dédié à l’accroche de la longe pour le harnais accessible de la descente.
J-17-e Les bateaux doivent disposer d'un système permettant la remontée à bord d’un(e) solitaire tombé(e) à l'eau.

J-18 BALLASTS
J-18-a Les ballasts fixes, placés à l'intérieur de la coque et solidaires de la structure du bateau sont autorisés.
J-18-b Leur volume total ne doit pas dépasser 400 litres répartis symétriquement par rapport à l'axe longitudinal du bateau. Chaque ballast doit pouvoir être rempli entièrement à l'aide d'un tuyau d'un diamètre extérieur de 25 mm.
J-18-c Les ballasts doivent pouvoir être maintenus pleins ou vides qulle que soit la gîte.

J-19 FLOTTABILITE
J-19-a Les bateaux doivent être munis de réserves de flottabilité d'un volume minimum de 1200 litres, répartis en au moins 4 volumes distincts, incluant le volume de construction de la coque (non compris le pont).
J-19-b Hormis la coque, ces réserves de flottabilité doivent être situées à 400 mm au minimum en-dessous du livet de pont local et garantir une assiette normale en cas d'envahissement.
J-19-c Les réserves de flottabilité doivent avoir une capacité d'absorption d'eau inférieure à 5% en volume.
J-19-d Les réserves de flottabilité doivent être fixées sur la coque, le pont ou la structure de façon à résister à une traction au moins égale à leur flottabilité, quelles que soient l'assiette et la gîte du bateau.
J-19-e les éléments de base constituant les réserves doivent respecter la formule suivante (longueur+largeur+hauteur) > 500mm.

Remarque : les bateaux construits avant le 1er janvier 2010 ne respectant pas le J-19-b doivent faire une demande de dérogation auprès de la commission technique.

J-20 APPENDICES
Se définit comme appendice, les safrans, dérives, foils, voile de quilles et tous dispositifs ayant vocation à créer une portance hydrodynamique.
Les appendices peuvent augmenter la largeur définie en J-3 une fois le départ pris sans toutefois qu'elle excède 6,50 mètres dans la plus mauvaise configuration.
Une fois la ligne de départ franchie, les appendices peuvent augmenter le tirant d'eau au-delà de la limite définie en J-4.

J-21 STABILITE
J-21-a Aux grands angles, sortie de drisse la plus haute au niveau de l'eau, le bateau doit présenter un couple de redressement positif, avec une charge de 45 kg en tête de mât (non incluse la poussée d'Archimède) positionnée au point de sortie de drisse le plus haut dans la plus mauvaise configuration concernant les lests mobiles, les ballasts et le(s) mât(s). Le bateau ne doit pas présenter de voie d'eau.
J-21-b Aux petits angles, le bateau doit présenter un angle de gîte maximum de 10° dans sa configuration la plus défavorable concernant les lests mobiles, les ballasts et le(s) mât(s).

J-22 ASSECHEMENT
J-22-a Chaque bateau doit être muni de deux pompes d'assèchement à bras fixes, l'une manœuvrable de l'intérieur, l'autre manœuvrable de l'extérieur. Les manches amovibles de ces pompes doivent être fixés à proximité immédiate de chacune d'elles.
J-22-b Ces deux pompes doivent être manœuvrables tous panneaux de pont ou de descente fermés et assurer un débit minimum de 0,5 litre par coup.
J-22-c Ces deux pompes doivent être en conformité avec la norme ISO 15083.
J-22-d Lorsque la pompe de ballast doit être utilisée à la fonction assèchement, le passage à celle-ci doit se faire uniquement par action d'un jeu de vannes. Le montage en série des pompes n'est pas admis.

J-23 IDENTIFICATION
J-23-a Le numéro du bateau attribué à vie par la Classe Mini doit être inscrit distinctement de chaque côté de la coque, dans les premiers 25 % de la longueur de coque et sur le pont. Aucun élément graphique ne doit en altérer la lisibilité.
J-23-b Il doit être inscrit en caractères de 50 cm de haut et d'un trait plein de 10 cm d'épaisseur sur l'ensemble des chiffres. Leur couleur doit être contrastée et leur typographie la plus lisible possible.
J-23-c Le numéro du bateau doit être inscrit sur le pont d'une couleur vive (rouge ou orange) ou en blanc au centre d'un disque de couleur vive (rouge ou orange).
J-23-d Pour tout bateau immatriculé, le numéro d’immatriculation doit être inscrit de façon à être visible de l’intérieur, dans le cockpit ou depuis le poste de barre. Il doit être inscrit en caractères de minimum 1 cm de hauteur et 0,1 cm d’épaisseur. Leur couleur doit être contrastée et leur typographie la plus lisible possible.

GREEMENT

J-24 MAT TRAVERSANT LE PONT
J-24-a Les mâts traversant le pont doivent être rendus étanches intérieurement, du pied de mât à la première sortie de drisse sinon les ouvertures du mât à l'intérieur du bateau doivent être réalisées à moins de 300 mm du pied de mât.
J-24-b Le mât doit être équipé d'un système empêchant le pied de mât de déchausser.

J-25 FIXATION DU GREEMENT
J-25-a Les étais, pataras, bastaques et haubans (permanents ou temporaires) doivent être fixés à l'intérieur de la longueur de coque.
J-25-b Les guindants des voiles non endraillées ne sont pas considérés comme des étais s'ils peuvent être hissés et affalés aisément à l'aide d'une drisse.

J-26 BOME
La bôme ne doit pas dépasser la verticale du point le plus en arrière de la coque ou du pont.

J-27 BOUT-DEHORS PIVOTANTS, TANGONS ET OUTRIGGERS
J-27-a Ils doivent pouvoir rentrer dans le rectangle défini par J-2 et J-3.Une tolérance de 30 mm est accordée pour les pièces fixes.
J-27-b Des espars, facilement démontables, peuvent dépasser de la verticale du livet pendant la procédure de départ, dans la limite d'un rectangle de 50 cm de large et d'1 m de long, dont le centre est situé à la verticale de l'étrave.

J-28 MATERIAUX AUTORISES POUR LE GREEMENT
J-28-a Mât : tous les matériaux, à l'exception de ceux interdits dans l'article J-14.
J-28-b Haubanage latéral et étai principal : tous les matériaux, à l'exception de ceux interdits dans l'article J-14.

VOILES

J-29 VOILURE
J-29-a Le nombre de voiles embarquées et tamponnées est limité à 7. Il comprend obligatoirement un tourmentin.
J-29-a-1 Le tourmentin de couleur vive, d'une surface maximum réelle de 4 m² et d'un grammage minimum de 340 g/m² et doit pouvoir être endraillé et réduit à 2,5 m² par une bande de ris.
J-29-a-2 Une voile de couleur vive, d'une surface maximum réelle de 5 m² et d'un grammage minimum de 340 gr/m² peut être embarquée en complément des 7 voiles autorisées. Elle doit pouvoir être gréée en tant que voile de cape.
J-29-a-3 Les voiles de cape et tourmentins doubles sont interdits.
J-29-b Les voiles composées de plusieurs morceaux pouvant être reliés entre eux sont considérées comme autant de voiles que de combinaisons possibles.
J-29-c Les voiles ne doivent pas pouvoir être établies au-dessus du point de sortie de drisse le plus haut, sauf celles sans liaison rigide au gréement et qui sortent entièrement du cadre vertical une fois établies.

J-30 MATERIAUX AUTORISES POUR LES VOILES
J-30-a Grand-voile : polyester tissé et polyester film, taille totale maximum des fenêtres : 0,2 m².
J-30-b Voiles d'avant : polyester tissé et polyester film.
J-30-c Spi : nylon.
J-30-d Voiles sans liaison rigide au gréement : l'ensemble des matériaux listés ci-dessus.
J-30-e Renforts (éléments rapportés non structurels) autorisés en polyéthylène haute densité (HDPE), aramide, polyester tissé et polyester film.
J-30-f Les matériaux des lattes, boîtiers de lattes, nerfs de chutes, systèmes de tension de lattes, coulisseaux, mousquetons, œillets, ralingues, têtières, penons... sont libres. (L'article J-14 s'applique).

J-31 IDENTIFICATION SUR LES VOILES
J-31-a Le numéro du bateau doit être inscrit de chaque côté des GV, voile de cape, et voiles d'avant endraillées (solent, génois, tourmentin…).
J-31-b La grand-voile doit porter, en plus du numéro de voile et l'emblème de la Classe à se procurer auprès de la Classe Mini (diamètre minimum de 60 cm pour les voiles fabriquées après le 1er janvier 2016). Les lettres de nationalité doivent être au-dessus du numéro du bateau, et celles de tribord au-dessus de celles de bâbord.
J-31-c La taille des numéros et lettres de voile est définie par les règles internationales de l'ISAF (Annexe G - Article G1.2 des RCV 2013-2016), à savoir :
- hauteur des chiffres et lettres : 300 mm minimum,
- espace entre lettres ou chiffres : 60 mm minimum.
J-31-d Toutes les voiles à l'exception des voiles de cape (J-29-a-2) doivent porter un "Label voile" à se procurer au bureau de la Classe Mini. Chaque label devra avoir été tamponné avant la première utilisation de la voile en course. 

J A U G E S É R I E
ÉDITION 2016

DEFINITION
A la différence du prototype, le bateau de série doit rester un voilier simple à produire, à manœuvrer, à entretenir et à préparer. L'esprit de la jauge série est de permettre la participation aux courses du calendrier Mini, à budget maîtrisé.

PREAMBULE

1) Les bateaux de série doivent se conformer aux spécifications de la Jauge Mini et de la Jauge Série. En cas de conflit, les spécifications de la Jauge Série prévalent.

2) L'intégrité structurelle du bateau, tel que livré par le chantier, doit être conservée. Cette obligation porte sur les éléments suivants :
- coque,
- structure,
- pont,
- aménagements,
- cadènes de gréement,
- quille,
- safrans,
- gréement.
La Classe Mini peut accepter des modifications sur proposition du maître de chantier et de l'association de propriétaires.
D'une manière générale, il est interdit de retirer de la matière par rapport à la fourniture standard du chantier. Il est également interdit d'en rajouter.

3) Les éléments suivants relatifs à la sécurité doivent être identiques à la fourniture standard du chantier :
- balcons et chandeliers,
- panneaux et hublots,
- trappes de survie,
- capot de descente,
- système de barre.

4) Au 1er janvier 2016, les bateaux de série reconnus par la Classe Mini sont : Pogo 1, Pogo 2, Zéro, Super Câlin, Tip- Top, Naus, Dingo, Ginto, Dingo 2, Mistral, Nacira, RG 6,50, Argo , Ofcet 6,50 et Pogo 3.

DISPOSITIONS GENERALES A LA JAUGE SERIE

S-1 MATERIAUX AUTORISES
S-1-a Coque : monolithique verre/polyester ou CP (densité minimum de 0,4)/époxy, matériau d'âme à base de verre permettant l'infusion en polyester.
Les mises en œuvre type pré-imprégné sont interdites.
Remarque : il est précisé que les matériaux type "SORIC" ou équivalent sont autorisés.
S-1-b Pont : sandwich balsa ou mousse, verre/polyester ou monolithique verre/polyester ou CP/époxy, matériau d'âme à base de verre permettant l'infusion en polyester.
Les mises en œuvre type pré-imprégné sont interdites.
Remarque : il est précisé que les matériaux type "SORIC" ou équivalent sont autorisés.
S-1-c Renforts de la coque et du pont, structure de coque et pont : seuls sont autorisés les matériaux autorisés en S-1-a et S-1-b. Les massifs de bois sont autorisés dans la structure.
S-1-d Safrans : attention il s'agit ici des matériaux interdits : résine époxy (l'époxy moussante en âme est autorisée), carbone, aramide, titane. Tous les autres matériaux sont autorisés.
S-1-e Voile de quille : fonte* et fonte d'acier en section pleine (tous les matériaux de surfaçage sont autorisés, ils ne peuvent ni participer à la structure de la quille, ni dépasser 10 mm d'épaisseur en aucun point). Une tolérance raisonnable pourra être accordée au niveau du raccordement au bord de fuite. Les enduits au plomb sont interdits.
S-1-f Lest/bulbe : plomb, fonte*et fonte d'acier (tous les matériaux de surfaçage sont autorisés). Les enduits au plomb sont interdits.
*Alliage à base de fer (densité supérieure à 7.1)
S-1-g Chandeliers et balcons : Inox.
S-1-h Cadènes de bastaques, de pataras, de haubans, d’étais : Inox ou verre polyester si elles sont intégrées dans le moule de pont ou de coque.
S-1-i Filières : Inox. La longueur des transfilages de chaque extrémité doit être inférieure à 100 mm. Le cordage utilisé doit être changé tous les ans.
S-1-j Mât :
- tube : il doit être en aluminium extrudé d'un profil de 2,1 kg/m minimum. Rétreint autorisé au-dessus du capelage,
- pièces et renforts : plastique, aluminium et Inox,
- gréement dormant (comprenant étai, bas-étai, tout haubanage latéral, pataras, tirants de cadène, bastaques et basses bastaques) : câble acier Inox. Câble Dyform et Rod sont interdits,
- l’utilisation de crochets, hooks et transfilages est interdite,
- les transfilages sont interdits pour le gréement dormant.
Remarque : les poulies de bastaques, basses bastaques et bas-étai peuvent être fixées aux câbles par des transfilages n'excédant pas 100 mm.
S-1-k L’utilisation d’écarteurs d’écoutes à l’extérieur des filières est interdite.
S-1-l Autres espars : l'aluminium est le seul matériau autorisé pour les tubes.
S-1-m Carbone : son usage est strictement interdit sauf pour :
- support de panneau solaire,
- sticks,
- support d'instrument,
- spécificités de la série (annexe D).
Clause d'antériorité : les bateaux de série homologués avant le 1er janvier 2013 et équipés d’éléments carbone non inclus dans cette liste et spécifiés en annexe D peuvent les conserver.
S-1-n Voiles
Grand-voile : polyester tissé.
Pour les voiles tamponnées avant le 1er janvier 2010 : polyester tissé et polyester film.
Remarque : les voiles fabriquées avant le 1er janvier 2010 et qui ne seraient pas tamponnées seront acceptées sur présentation d'un justificatif (facture…).

S-2 CADRE ET MESURES SPECIFIQUES
S-2-a Mesures : elles sont faites dans l'assiette de jauge définie en J-21.
S-2-b Tirant d'eau maximum : 1,60 m.
S-2-c Franc bord moyen au livet : 0,80 m minimum (la mesure comprend le nombre de points qui sont nécessaires à la connaissance exacte du franc bord moyen réel).
S-2-d Le volume total des roufs exprimé en mètre cube doit être supérieur ou égal à la largeur maximale au livet exprimée en mètres divisée par 5.
S-2-e Bouge de pont : minimum 6 % de la largeur au livet de la section considérée.
S-2-f Hauteur sous barrot : 1,40 m minimum dans sa partie la plus haute.
S-2-g Gréement
S-2-g-1 Tirant d'air maximum : 11 m. Les autres prescriptions de l'article J-2-d s'appliquent.
S-2-g-2 La longueur de la bôme doit s'interrompre au minimum à 25 cm en avant de la verticale du tableau arrière grand-voile haute.
S-2-g-3 Bout-dehors : J-27 s'applique, avec les restrictions suivantes :
- matériau : aluminium,
- le bout-dehors à poste, en position repliée ne doit pas dépasser à l'extérieur de la verticale du livet,
- installation : le pivot est réalisé au niveau de l'étrave,
- longueur maximum, de l'axe de rotation à l'extrémité du tube : 2,40 m.
S-2-g-4 Clause d'antériorité : les bateaux de série dont le premier exemplaire a été construit avant le 1er janvier 2011 équipés d'un système de bout-dehors autorisé jusqu'au 31 décembre 2010 peuvent toujours s'équiper de ce système.
S-2-g-5 Nombre maximum de bout-dehors ou de tangon à bord : deux.

S-3 FLOTTABILITE
S-3-a En plus des volumes de flottabilité minimum décrit en J-19, les bateaux doivent être munis de 3 réserves de stabilité :
- volume minimum individuel : 100 litres,
- volume minimum total : 400 litres (volume de coque et de pont exclus).
S-3-b Ces volumes doivent être placés au-dessus des réserves de flottabilité et peuvent remonter jusqu'au pont :
- le premier contre la cloison d'abordage,
- les deux autres à l'arrière (un de chaque côté), le long du bordé de coque et à moins de 1 m du tableau arrière.
S-3-c Ces volumes doivent être fixés de façon à résister à une traction au moins égale à leur flottabilité, quelles que soient l'assiette et la gîte du bateau. Le système de fixation est défini par le maître d'œuvre - architecte et/ou chantier et/ou association de Classe.
S-3-d Date de mise en application : tous les bateaux doivent être en conformité depuis le 1er septembre 2011.

S-4 STABILITE
S-4-a Le Bateau, couché à 90°, doit présenter un couple de redressement positif avec une charge de 55  Kg au tirant d’air maximum autorisé pour les bateaux produits à compter du 1er janvier 2013.
Pour les bateaux existants, la valeur applicable préservant l'homogénéité de la flotte sera déterminée par une campagne de mesure.
S-4-b La configuration du bateau pour le test de jauge est spécifiée dans le paragraphe de la Jauge Mini.

S-5 AUTRES RESTRICTIONS
S-5-a Ballasts : ils sont interdits. Est considéré comme ballasts tout compartiment fixe pouvant être rempli et vidé avec de l'eau de mer et ayant pour but de modifier la stabilité (longitudinale ou transversale) et l'inertie du bateau.
S-5-b Appendices
S-5-b-1 Nombre d'appendices maximum : 1 quille et 2 safrans.
S-5-b-2 La quille doit être fixe en navigation et les safrans relevables sont interdits.
S-5-b-3 Les profils des appendices doivent rester conformes aux cotes fournies dans le tableau en S-6.
S-5-c Batteries : seules les batteries au plomb sont autorisées.
S-5-d Aménagements : 2 hublots de rouf et 1 panneau de pont, au minimum, tous ouvrants, sont obligatoires. Les bateaux de série dont le premier exemplaire a été construit avant le 1er janvier 2011 ne sont pas soumis à cette règle.
S-5-e Réparations : les réparations à la suite d'une avarie structurelle doivent être soumises avant le chantier à la commission technique et/ou au jaugeur.
S-5-f Equipement électronique et électrique
Pilotes automatiques : le système de pilote embarqué et ses capteurs doivent rester simples, bon marché et faciles à mettre en œuvre dans l’esprit de la présente Jauge Série.
Le Conseil d'Administration de la Classe Mini se réserve la possibilité d'interdire tout matériel s'il n'est pas conforme à l'esprit de la règle. Nota : l’article E-16 s’applique.

DISPOSITIONS SPECIFIQUES A CHACUN DES BATEAUX DE SERIES

S-6 RESTRICTIONS SPECIFIQUES
Voir annexe D.

HOMOLOGATION D'UN BATEAU DE SERIE

S-7 HOMOLOGATION
S-7-a Construction
S-7-a-1 La construction de tous les bateaux d'une même série doit être effectuée dans un seul et même Chantier de construction navale professionnel. Seule la Classe Mini pourra autoriser un éventuel changement de chantier.
S-7-a-2 La construction ne peut s'effectuer que sous la responsabilité du Chantier. Toutefois, le propriétaire peut participer sous contrôle du Chantier à la construction de son bateau dans les locaux du Chantier, mais pas en assurer la totalité de la construction.
S-7-a-3 La construction doit se faire sur moule femelle (monolithique verre) ou sur mannequin (CP).
S-7-a-4 Chaque bateau doit être livré au minimum : coque pontée structurée, pré-quillée. Les appendices peuvent être livrés séparément mais doivent être finis "prêts à poser".
S-7-b Les bateaux doivent être identiques en ce qui concerne l'échantillonnage des divers éléments.
S-7-c La géométrie des divers éléments du bateau doit être strictement identique (sauf les voiles).
S-7-d Pour le gréement dormant, la bôme, le tangon, le bout-dehors et le mât, les bateaux doivent être conformes aux plans et à la nomenclature fournis par le maître d'œuvre ou au cahier de jauge.
S-7-e Le maître d'œuvre - architecte et/ou chantier et/ou association de Classe - doit fournir les éléments pour définir les restrictions spécifiques définies en S-6.
S-7-f Un dossier d'homologation doit être envoyé à la Classe Mini, qui est seule habilitée à permettre à un nouveau bateau de courir, selon la Jauge Mini de série en vigueur. Ce dossier doit être envoyé à la demande de numéro du premier bateau.
S-7-g Documents à fournir
S-7-g-1 Pour le premier bateau :
- numéro d'identification du bateau,
- attestation de conformité à la norme CE en ce qui concerne la stabilité, le franc bord et la flottabilité,
- jauge type des navires de plaisance de dérie (Douanes),
- dossier de plans comprenant :
- plan de voilure,
- plan du gréement et nomenclature,
- plan de pont,
- plan d'aménagements intérieurs,
- plan de structure de coque et pont,
- plan et nomenclature de matériaux des safrans,
- plan de quille,
- plan du système de bout-dehors,
- l'ensemble des restrictions spécifiques du modèle nécessaire à l'article S-6.
S-7-g-2 Pour chacun des neuf bateaux suivants :
- photocopie des certificats de conformité à la jauge type des navires de plaisance de série,
- date de construction,
- numéro de coque.
S-7-h L'application série sera possible après que :
- le dossier d'homologation défini en S-7-g-1 et S-7-g-2 soit déposé auprès de la Classe Mini et validé par le Conseil d'Administration de la Classe Mini sur proposition de la Commission de Jauge,
- 10 bateaux minimum rigoureusement identiques soient construits par le même maître d'œuvre,
- une visite de chantier soit effectuée de la part de la Classe Mini et du jaugeur (frais de déplacement à la charge du Chantier) afin de vérifier la conformité des méthodes de construction, cette visite doit avoir lieu aux premiers bateaux (avant le troisième), le voile de quille et le bulbe doivent être présentés avant et après revêtement par les éventuels matériaux de surfaçage.
- au moins 3 bateaux aient été jaugés par la Classe Mini
- le même bateau ait parcouru sans problème :
. 2 000 milles des épreuves de la Classe Mini dont au moins deux étapes de plus de 500 milles sans escale,
. un des parcours dit "1 000 milles hors course" défini en R-8-c en solitaire et sans escale.

S-8 SUIVI HOMOLOGATION
Pour tous les bateaux de série en cours de production, au-delà du dixième bateau produit, une unité par dizaine pourra être tirée au sort par la Classe Mini à la sortie du chantier pour une jauge complète (frais à la charge du chantier).
En cas de non-conformité, des contrôles de jauge sur les bateaux de la série non encore jaugés pourront être décidés par la Classe Mini (frais à la charge du chantier).


Documents à télécharger : [pdf] TEXTES JAUGE 2016 (702,68 ko)


Les parties soulignées et en rouge des textes officiels indiquent les modifications apportées par rapport à l'édition précédente.


La Jauge Mini accompagnée de son complément Jauge Série, contient ce qui est strictement de la jauge, en général, ce qui est contrôlé pendant les sessions de jauge. 



SESSION DE JAUGE - édition 2015

Joel Gaté, mesureur officiel de la Classe
Joel Gaté, mesureur officiel de la Classe

Il sera mis en place durant la saison des sessions de jauge. Il appartient à chaque concurrent de s'informer auprès de la Classe Mini pour conntre les dates de ces sessions et prendre un rendez-vous pour l'une d'elles.

 

Tous les bateaux non jaugés, ou déjà jaugés et modifiés sur les points contrôlés ou affectant les points contrôlés, doivent se présenter à l'une de ces sessions notamment en cas d'allègement significatif des batteries ou du radeau de sauvetage.

 

Une session de jauge ne sera acceptée après la dernière course du calendrier officiel précédant une course de niveau A qu’à titre exceptionnel et selon les conditions définies par le Conseil d’Administration.

 

Pour participer à une épreuve inscrite au calendrier, tout bateau doit être conforme à la jauge.

 

Le coût de la jauge est de 150 pour tout bateau inconnu de la Classe et de 90 pour tout bateau dé jaugé mais dont une modification entrne la nécessité d'une vérification de conformité.

Tous les points de non-conformi seront payables 20 par rification.

 

Le concurrent doit veiller à ce que son bateau reste conforme en tout point à sa dernière configuration de jauge valide sous peine de sanctions.

 

PRESENTATION A UNE SESSION DE JAUGE

 

Pour toute session de jauge, un rendez-vous doit être pris à l'avance avec la Classe Mini. Le concurrent doit se présenter aux lieux et jours définis avec la Classe et assister le mesureur pour toutes les jauges de la journée.

 

L'inscription à cette session de jauge est retenue lorsque le règlement est effectué. L'absence à une session de jauge entraînera la perte du montant des frais de jauge.

Le bateau doit être présenté dans la configuration définie dans l'article J-15. Les documents à produire :

  • la fiche de répartition des volumes de flottabilité,
  • l'acte de francisation du bateau, ou son équivalent.



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