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Mini Transat : Coup de chaud sur une flotte cueillie à froid

Douarnenez Course, 14 novembre 2013

Qui dit « alizés portugais » claironne rarement promenade de santé. Le passage du cap Finisterre et la descente le long des côtes de Galice n’ont pas failli à la règle.

(c) Jacques Vapillon-MiniTransat2013
(c) Jacques Vapillon-MiniTransat2013

En lieu et place des 25 noeuds de vents attendus, c’est un coup de vent que la flotte a dû affronter. Avec des fortunes diverses…


Il fallait arriver à trouver le bon curseur cette nuit pour savoir aller vite sans pour autant dépasser les limites du raisonnable. Emportés dans leur élan dans un vent forcissant, certains Ministes ont semble-t-il eu du mal à trouver la poignée de frein durant la nuit. C’est le Pampero, solide bateau accompagnateur qui racontait pousser des pointes à plus de 15 nœuds et se faire dépasser par quelques concurrents à l’attaque. Dans ces conditions, difficile d’éviter quelques vracs aux conséquences parfois destructrices.

Dans cette mer croisée aux hautes vitesses, les safrans supportent des efforts démesurés. C’est somme toute assez logique que plusieurs concurrents aient annoncé dans la nuit, qui avoir brisé de safran, qui être en délicatesse avec ses ferrures. C’est notamment le cas de Clément Bouyssou qui s’interrogeait encore sur l’opportunité de repartir. Le navigateur de No War était venu pour la gagne et n’a guère envie de passer le reste de sa course à observer de loin les favoris se battre pour la victoire. Après Ian Lipinski (Pas de Futur sans Numérique) c’est un autre des plus sérieux outsiders qui voit ses espoirs de victoire s’envoler sur démâtage. Yannick Le Clech (Diaoulic 692) pouvait espérer beaucoup, d’autant que son début de course était parfait. Pour autant, il n’a pas dit son dernier mot. Après avoir spécifié qu’il ne demandait pas assistance, il fait route sur Cascais sous gréement de fortune. Il espère remâter rapidement et reprendre la mer au plus vite.

Pour l’heure, les conditions se sont sensiblement améliorées sur zone. Pour les concurrents les plus à terre, la mer s’est fortement calmée et le vent souffle gentiment à moins de quinze nœuds. Presque des vacances, d’autant que le soleil a fait son apparition sur la zone.


Les têtes d’affiche au rendez-vous

En prototype, Giancarlo Pedote (Prysmian) a manifestement l’intention de montrer que son plan Raison à l’étrave si particulière est tout à fait capable de rivaliser même aux allures proches du vent arrière. Le navigateur italien a repris la tête au classement de 12h, et mène avec 18 milles d’avance sur Benoît Marie (benoitmarie.com) et plus de 20 sur Bertrand Delesne (TeamWork Proto). Un écart qui peut paraître conséquent, mais qui, rapporté à la vitesse moyenne des bateaux, n’est que d’à peine plus d’une heure. En série, Aymeric Belloir (Tout le Monde chante contre le Cancer) et Simon Koster (Go 4 it) ont creusé un petit écart sur le reste de la flotte,  mené par Justine Mettraux (TeamWork) qui, après un départ prudent, est remontée progressivement aux avant-postes. Quatrième, l’étonnant Robert Rosen Jacobson (Postillion Hotels) confirme une fois de plus que doyen de la course est à l’aise dans la brise. On n’a pas seulement l’âge de ses artères, on a aussi celui de son mental. Et dans ce domaine, Robert pourrait en remontrer à beaucoup.

PFB



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