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Moins rapide, encore plus intense !

La Charente-Maritime Bahia Transat 650 - communiqué de presse GPO

Fort ralentissement de la flotte au large du cap Blanc (Mauritanie), à moins de 300 milles de l’archipel du Cap Vert, et qui redistribue les cartes, tant chez les Protos que chez les Séries.

Thibault Reinhart - 791 Araldite(r)
Thibault Reinhart - 791 Araldite(r)

L’ordre des classements fluctue au hasard des empannages et des bords, plus ou moins rapprochants, des uns ou des autres. La flotte des voiliers de Série, désormais emmenée par un inséparable duo Gwénolé Gahinet (455 - Asso Watever-gwenolegahinet.com) et Pierre Brasseur (552 - Voiles Ocean) est étalée en longitude sur plus de 200 km et 13 concurrents se tiennent en une vingtaine de milles. Resserrement et étalage similaires chez les Protos où Sébastien Rogues (716 - Eole Generation-GDF SUEZ) affiche un impressionnant sang-froid.

 

Gardez-vous à gauche, gardez-vous à droite...

Le marquage sur le plan d’eau de la Charente- Maritime/Bahia Transat 6,50, ou du moins l’observation attentive et réciproque des concurrents les plus menaçants, va donner le torticolis aux leaders de l’épreuve. La traversée d’une « onde perturbée »  de secteur Est provoque un fort ralentissement des vitesses et un inévitable regroupement, les voiliers venant de l’arrière bénéficiant durant quelques heures d’un peu plus de pression pour recoller.

Pour les leaders, tant en Protos qu’en Série, le danger vient dorénavant de partout, et les quelques écarts laborieusement engrangés ont fondu comme neige au soleil. Sébastien Rogues (716 - Eole Generation-GDF SUEZ), toujours fidèle à sa route sous le vent de la flotte semble garder le contrôle de la situation, décidant de ses empannages sans subir la pression de ses rivaux immédiats, malgré les menaces qui affluent de droite comme de gauche. 

Quatre voiliers, et non des moindres sont en effet placés à son vent, prêts à s’appuyer sur le renforcement attendu par l’Est pour se glisser entre son proto jaune et blanc et la marque de l’archipel Capverdien. Lucas Montagne (618 - ONG Conseil), auteur d’un formidable début de course tout en sagesse et en rationalité, sans empannage superflu, est au vent de la flotte en position de redémarrage immédiat. Il « couvre » trois redoutables solitaires, Guillaume Le Brec (667 – Occamat/ ADT), Thomas Normand (787 – Financière de l’échiquier) et le leader d’hier Bertrand Delesne (754 – Zone large), tous engagés dans le subtil jeu des empannages gagnants vers le passage obligé des îles du Cap Vert.

Personne ne chôme à bord alors que la mer s’aplanit et que la qualité de barre est plus que jamais sollicitée pour jouer sur l’inertie du bateau et conserver la pression maximale dans les spis. Mais le danger vient aussi de l’arrière pour Rogues avec le retour très décidé des deux grands animateurs de la première étape, David Raison (747 – TeamWork Evolution) et Jorg Riechers (753 – Mare.de). David et son étonnant TeamWork Evolution profitent à fond d’une mer et d’un angle de vent plus favorables à leurs aptitudes pour recoller de manière spectaculaire à la tête de course. 

A 16 milles du leader, il a repris autant de milles en 24 heures et pointe à la mi-journée en 5ème position. Trajectoire similaire pour l’allemand Jorg Riechers, 7ème, de nouveau en position de défendre ses chances de podium à Salvador de Bahia.

 

Gahinet - Brasseur : duel de gros bras !

Près de 220 kilomètres séparent en longitude la navigatrice Britannique Pip Hare (743 – The Potting shed), la plus orientale de la flotte, du Néerlandais Robert Rosen Jacobson (602 - NED602) le plus à l’Ouest. Au milieu de ce cadre, la bagarre fait rage et la première place s’échange au hasard des ralentissements des uns et des autres dans une configuration météo très instable où le vent oscille entre 10 et 15 nœuds selon les rafales et les veines de pression.

La concentration est maximale, et le moindre relâchement se paie cash en places perdues au général. Ainsi Davy Beaudart (674 – Innovea Environnement) fait les frais de problèmes de sous-barbe récurrents en rétrogradant à la 14ème place. Mais c’est bien le placement sur l’échiquier de l’océan Atlantique qui prime pour l’heure dans la tête des solitaires. Le passage obligé du Cap Vert approche, et il convient des à présent de se placer de telle sorte à bénéficier d’un bon angle au vent pour se faufiler entre les îles de l’archipel.

Les partisans de l’Ouest, Davy Beaudart et Clément Bouyssou (514 - Douet Distribution) ont-ils mangé leur pain noir ? Eric Llull (566 – Noble Cocoa), flamboyant leader d’hier au plus près de la route directe pourra t’il en abattant imperceptiblement se recaler devant les partisans du centre qu’emmène l’infernal duo Gwénolé Gahinet et Pierre Brasseur, dopés à l’adrénaline d’une navigation à vue ?

 

Les îles du Cap Vert pour arbitres !

Premier juge de paix de cette seconde étape vers Salvador de Bahia, les îles du Cap Vert avec la chicane entre Santo Antao et Maio vont apporter une première indication sur l’état des forces en présence. La casse a prélevé son (hélas !) habituel écot, et opéré une sélection naturelle tant chez les Protos que chez les Séries. On retrouve ainsi sans trop de surprises tous les gros bras aux avant-postes à environ 500 km des îles. 

La situation météo, en l’absence d’alizés franchement établis, s’annonce complexe et doit sérieusement secouer les méninges des solitaires qui regardent déjà à moyen terme l’approche du Pot au Noir. Les infimes écarts entre les Minis laissent naturellement ouvertes toutes les conjonctures et on peut s’attendre à de nouveaux chamboulements dans les classements à venir.


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