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[SAS] Mise en train de sénateurs

Communiqué de presse Les Sables – Les Açores – Les Sables : dimanche 20 juillet 2014

- Conditions de vent idéales pour le départ
- Une traversée du golfe de Gascogne tranquille a priori
- Une fin de course incertaine

Départ de la 1ère étape Les Sables - Les Açores  (c) Christophe Breschi
Départ de la 1ère étape Les Sables - Les Açores (c) Christophe Breschi


Ils sont partis. Le coup de canon, à 13h02mn pétantes, a libéré la flotte des 33 solitaires en route vers les Açores. Ce n’est pas qu’une libération physique : entrer dans la course, c’est aussi faire fi des petites angoisses de dernière minute quand il s’agit de quitter le ponton, de larguer les copains, la famille… Le parcours côtier a permis à certains de se mettre en avant, à d’autres de rentrer progressivement dans le match. Un golfe de Gascogne particulièrement clément les attend maintenant.


On a beau dire, savoir qu’à chaque départ de course, c’est toujours le même cérémonial… quitter les pontons douillets des Sables d’Olonne pour une semaine de navigation en solitaire, n’a jamais rien d’anodin. Heureusement, les prévisions étaient quasiment idéales pour ces premières heures de course : un vent d’ouest à nord-ouest de 8 à 10 nœuds, forcissant légèrement dans la nuit en adonnant. Tout aurait été parfait, si ce n’était cette satanée pluie qui s’invitait au bal deux heures à peine avant le départ. Les bizuths peinaient à masquer leur appréhension à l’image d’un Armand de Jacquelot (Enelos.communication) visage fermé ou d’un Antonio Fontes (Leonor) dans sa bulle. D’autres tentaient de prendre les choses de manière plus légère, tels les deux Suisses Simon Brunisholz (Minilab - www.defiatlantique.ch) et Patrick Girod (Nescens) qui se livraient à un étrange trafic de matière illicites : véritable gruyère sans trou et viande des Grisons. Nolwen de Carlan (Reality) se demandait, quant à elle, quels lutins farceurs, pendant la nuit, lui avaient installé une girouette à l’arrière de son voilier, permettant à son pilote automatique d’accéder au mode vent. Et l’on s’étonne ensuite que les Ministes gardent une âme d’enfant.


Les favoris aux avant-postes

Est-ce l’ambiance générale, humide et chafouine, qui freinait les ardeurs des concurrents sur la ligne. Toujours est-il qu’au signal de départ, le premier à pointer son étrave Ian Lipinski (Entreprise(s) Innovante(s)) ne franchissait la ligne que dix bonnes secondes après que le comité de course eut lancé la course. Dans un vent particulièrement instable en direction, la flotte entamait sa première remontée au près jusqu’à la bouée de dégagement, positionnée près de Nouch Sud. 

A ce petit jeu, les patrons imposaient rapidement leur loi, puisque Giancarlo Pedote (Prysmian) enroulait en tête la bouée de dégagement, suivi par Damien Cloarec (ETF – www.damien-cloarec.fr) qui réglait tous les autres concurrents prototypes et séries mêlés. Le dernier bord du parcours côtier, négocié plein vent arrière voyait quelques bouleversements. En bon régatier Fidel Turienzo (Satanas) faisait l’intérieur à la dernière bouée à l’infortuné Michele Zambelli (Fontanot) plus habitué aux grands espaces du large qu’aux joutes entre trois bouées.  


Coincer la bulle

Pour l’heure, toute la flotte fait route cap au sud-ouest en direction de la pointe occidentale de la Galice. Tout ce petit monde cherche à trouver le meilleur équilibre entre la route directe vers les Açores, l’orthodromie et l’obligation de contourner une petite bulle anticyclonique positionnée sur cette même route. Il va donc falloir mettre un peu de sud dans sa route… avec modération. 

L’autre séquence stratégique se situera mardi aux abords du cap Finisterre. Les concurrents auront le choix de contourner le DST par le nord ou par le sud. Ces quelque cinquante milles de décalage pourraient être essentiels pour traverser un front peu actif puis une dorsale anticyclonique avant d’aborder les Açores. Jusque là les routages savamment concoctés par les coaches des concurrents arrivent peu ou prou à proposer une stratégie précise. Mais au delà de quatre à cinq jours, c’est encore la bouteille à l’encre. Suivant la position de l’anticyclone, il faudra aborder l’archipel plutôt par le nord ou par le sud. Pour faire ses choix, le marin ne disposera plus que du bulletin quotidien diffusé par la direction de course, de l’observation de l’évolution du ciel et de la rotation des vents, des variations du baromètre. Une navigation à l’ancienne où le sens marin et l’expérience redevienne des vertus  essentielles. C’est aussi un des charmes de la Classe Mini que d’obliger les navigateurs à sortir la tête des écrans pour lever le nez et regarder le ciel…


Classement du parcours côtier : 

  1. Giancarlo Pedote  – proto
  2. Damien Cloarec – série
  3. Fidel Turienzo – proto
  4. Michele Zambelli – proto
  5. Tanguy Le Turquais – série


Classement du 20 juillet à 17h :

Prototypes

  1. Giancarlo Pedote (Prysmian), à 1255,5 milles de l’arrivée
  2. Davy Beaudart (Cultisol) à 1,0 milles du premier
  3. Michele Zambelli (Fontanot), 1,1 à milles
  4. Fidel Turienzo (Satanas), à 1,3 milles 
  5. Ludovic Méchin (Microvitae), à 1,6 milles


Série

  1. Damien Cloarec (ETF-www.damiencloarec.fr), à 1257,2 milles de l’arrivée
  2. Tanguy Le Turquais (Terréal – Rêve d’enfance), à 0,4 milles du premier
  3. Hervé Aubry (Voilerie HSD), à 0,6 milles
  4. Quentin Vlamynck (Quentinvlamynck.fr), à 0,8 milles
  5. Jean-Marie Oger (ACEBI), à 0,9 milles


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